Space Adventures vous emmène autour de la Lune… pour seulement 109 millions d’euros

Alors que Richard Branson et Virgin Galactic ne sont pas encore prêts à envoyer de touriste à bord de SpaceshipTwo, d’autres acteurs du tourisme spatial n’hésitent pas à voir plus loin : là où seule une douzaine de Terriens est déjà allée. A une condition : avoir près de 110 millions d’euros sur votre compte en banque.

Space Adventures – qui a déjà emmené des touristes sur la Station spatiale internationale (ISS) à l’aide du vaisseau russe Soyouz – a déjà mis au point le voyage qui permettra, d’ici cinq ans, à des touristes de partir vers la Lune, d’en faire le tour, et d’en revenir. Il ne manque à l’entreprise que la vente du premier ticket.

A bord d’un vaisseau Soyouz trois-places (un pilote et deux passagers), les touristes auraient rendez-vous avevc un vaisseau non-habité lancé précédemment, qui les propulserait vers la Lune. Durée de l’aller-retour : entre huit et neuf jours. Pas question d’alunissage, certes, mais de beaux cadeaux de consolation : le survol de notre satellite à seulement 100 km d’altitude avec une vue imprenable sur ses cratères et un lever de Terre auquel seuls quelques astronautes américains ont pu assister.

Le prix d’un tel tour de manège ridiculise celui de précédentes aventures : les touristes à bord d’ISS ont du payer entre 15 et 28 millions d’euros pour leur séjour en orbite terrestre. Gageons que les personnes capables de payer une telle somme ne verront pas d’inconvénients à rajouter un zéro.

Même s’il s’agit d’un effet d’annonce, Space Adventure marque les esprits : la perspective d’emmener le premier oligarque venu là où seuls de chevronnés astronautes sont allés donne l’impression que le tourisme est un moyen d’accélérer la conquête de l’espace et, qu’un jour, les prix deviendront abordables. Cela ne veut pas dire que ce ne sera jamais le cas. Mais à moins d’investissements massifs, les places resteront rares et, donc, chères. Or, il ne faut pas oublier que, pour Space Adventures et les autorités russes, le tourisme spatial est et doit rester un business rentable. Il n’est pas franchement dans leur intérêt de voir les prix baisser.

Pendant ce temps, sur chaque vol touristique, deux sièges sur les trois disponibles seront occupés par des personnes n’ayant d’autre but à bord que de rester le nez collé au hublot. Deux sièges qu’auraient pu occuper des scientifiques, par exemple. Pas question d’enterrer le secteur privé dans l’exploration de l’espace. Mais la voir choisie par SpaceX qui veut faire voler des astronautes à bord de ses Dragons me semble plus sensée que celle de Space Adventures.

Cet article, publié dans Système Terre-Lune, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s