Exploration spatiale : le secteur privé prend la main

Les entreprises privées vont-elles prendre le relai de la conquête de l’espace ? Hier à la remorque des agences spatiales, aujourd’hui pleinement associées à l’industrie des lanceurs, elle pourraient assurer demain, seules, l’exploration – et l’exploitation – du système solaire.

La présence d’entreprises privées dans les programmes spatiaux n’est pas une nouveauté. Aux Etats-Unis (Lockheed Martin, Boeing…) comme en Europe (EADS/Astrium, Arianespace), elles font partie de l’écosystème du secteur spatial. Mais elle pourraient bientôt ne plus se contenter d’un rôle d’appui à la conquête spatiale. Au sein de la NASA, le principe d’un partenariats public/privé d’égal à égal dans le secteur spatial ne fait aujourd’hui plus débat. Le chef du Centre de recherche Ames de l’agence américaine, Pete Worden, estime que toute colonisation de la Lune et de Mars ne peut être que l’affaire d’entreprises privées. Au secteur public de développer les nouvelles technologies et d’assurer les prémices de l’exploration. Mais, sur le long terme, ce cadre de la NASA estime que ce sera au secteur privé de prendre le relai. Il souligne que les grandes explorations n’ont pas été financées que par les rois et les gouvernements mais également par de généreux donateurs et entreprises privés.

Aujourd’hui, les « faiseurs de Christophe Colomb » du futur se nomment Google, Bigelow Aerospace, Planetary Resources ou encore SpaceX. Elon Musk, co-fondateur de PayPal et de SpaceX, ambitionne de lancer son premier vaisseau vers la Station Spatiale internationale avant la fin du mois et discute déjà avec la NASA du financement de bases lunaires et de colonisation de Mars.

Elon Musk affirme vouloir faire de l’Homme une espèce « interplanétaire ». Lui et les autres « business angels » de l’espace ont surtout flairé un marché émergent. Tiffany Montague, une ancienne pilote de l’US Air Force est à la tête des initiatives menées dans le secteur spatial chez Google. Le site « The Register » nous précise l’intitulé exact de son poste : « Reine toute puissante de la Fédération intergalactique et commandeur de l’Univers ». Excusez du peu.

Pour Tiffany Montague, flairer un marché émergent ne signifie pas partir à la chasse aux profits immédiats. Le point de vue de Google sur le Monde est « à long terme ». Elle qui a tenté deux fois de devenir une astronaute, veut faire en sorte qu’aller dans l’espace devienne un choix offert à quiconque le souhaite. Mais au-delà des beaux discours, le géant de l’internet se jette comme les autres sur les parts d’un gâteau que seuls quelques uns ont compris qu’il serait d’une taille colossale et les retours sur investissement, seulement des amuses-bouche.

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