La terraformation, déjà dépassée

Il y a eu, dès le départ, trois sortes d’opposants au processus de terraformation de Mars : ceux qui estimaient qu’il était immoral et vaniteux de forcer une planète à s’adapter à l’Homme ; ceux qui considéraient qu’il incombait à l’Homme de s’adapter à Mars ; et ceux qui jugeaient que le choix du mode de terraformation, étalé sur plusieurs siècles, était bien trop long.

Ces derniers se sont inspirés des travaux d’un ingénieur du début du XXIe siècle, Ken Roy. Ils ont démontré qu’il est possible d’entourer certains corps du système solaire d’une coquille faite d’un mélange de régolite, d’acier et de fibre de Kevlar, entièrement construite par des nanobots. A l’intérieur de cette coquille, une atmosphère peut rester piégée, avec une pression et une température suffisantes pour reconstituer un environnement terrestre, exception faite de la gravité. Le gain de temps vis-à-vis des modes « traditionnels » de terraformation en vigueur sur Mars et sur Vénus a même conduit certains scientifiques à demander l’abandon des efforts déjà entrepris sur ces deux planètes.

Sur la Lune, sur des planètes naines telles que Cérès et sur des lunes telles que Callisto, les colons vivent à même la surface d’un monde qui, il y a quelques centaines d’années, était exposée au vide spatial et aux vents solaires.

L’opacité et l’épaisseur des coquilles qui entourent ces mondes ont un inconvénient mais aussi plusieurs avantages : d’un côté, elles obligent l’installation d’un éclairage artificiel sur leur paroi interne. De l’autre, elle protègent des rayons ultraviolets du soleil et permettent, sur la paroi externe, l’installation d’industries lourdes qui peuvent ainsi effectuer leurs rejets dans le vide plutôt qu’à l’intérieur de l’écosystème.

Les projets de « mondes sous serre » se multiplient dans le système solaire, comme autour des lunes d’Uranus, de Neptune et même sur des planètes naines lointaines comme, récemment, Pluton. Il se pourrait même que les passagers des futurs vaisseaux interstellaires emportent le concept dans leurs bagages.

Document d’archive (octobre 2013) : comment le projet de « Monde-coquille » fut théorisé

Cet article, publié dans Callisto, Lune, Mars, est tagué , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s